L’hôtel Maeva de Bamako a servi de cadre à la tenue de l’atelier d’information et de sensibilisation sur la ratification de la convention No 102 concernant la sécurité sociale(norme minimum), 1952 et la convention No 132 sur les congés payés(RÉVISÉE), 1970 de l’OIT. Cet atelier de deux jours a été organisé par le ministère du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions et Bureau International du Travail. C’était le mercredi 27 mars 2019 en présence du directeur national du travail, le représentant du ministre du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions et beaucoup d’autres personnalités.
Le directeur national du travail, M. Fassoun Coulibaly a expliqué que » l’atelier a pour objectif de sensibiliser et d’informer les organisations d’employeurs et de travailleurs ainsi que les députés à l’Assemblée Nationale à l’importance de la ratification par le Mali des conventions No 102 concernant la sécurité sociale(norme minimum), 1952 et la convention N’ 132 sur les congés payés(RÉVISÉE), 1970 de l’OIT. »
Dans son intervention le représentant du ministre du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions, M. Salif Bagayogo a avoué au nom du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et le gouvernement que » le Mali, à travers la Loi No 92-020 du 23 septembre 1992, modifié portant Code du Travail en République du Mali( articles L.146 à L. 163) et la loi No 99-041 du 12 août 1999 portant Code de Prévoyance Sociale(articles 28 à 35) a traité des congés spéciaux et des congés annuels et prévoit des indemnités et allocutions y afférentes. »
Il a indiqué aussi que « Avec la ratification de la convention No 102, le Mali pourrait par la suite dénoncer explicitement les conventions No 17, 18. Toutes deux peuvent être dénoncées à tout moment. Quand à la ratification de la convention No 132 qui l’instrument le plus à jour dans le domaine des congés payés, elle aurait comme résultat, la dénonciation automatique de la convention dépassée. Il s’agirait aussi d’un engagement du Mali en faveur des objectifs de l’OIT, qui reconnaîtrait l’importance des normes internationales du travail dans la quête de justice sociale par le travail décent, alors que l’organisation fête ses 100 ans. »
Nouhoum Dembélé
Source : leronier

