TATRIMA(Région de Ségou):Le complot de la chefferie pour faire couler le sang a échoué

C’est bien sûr qu’à Tatrima dans la commune rurale de fatiné, situé près de 100km de Ségou, que la population a échappé à un amalgame lâchement fabriqué par la chefferie qui n’a jamais dit son nom. Le complot étant bien préparé, tout le village avait la main sur le cœur priant la terre et les cieux pour que le mal ne se produise pas. Dieu omnipotent a certainement entendu les cris de cœur des villageois pour enfin échouer le complot de ceux là qui s’agenouillent au diable.

Selon un citoyen bien averti de cette contrée que nous tenons à protéger, tout à commencer en 2017 lors de la traditionnelle journée de lecture du coran que, organise chaque année l’Association des ressortissants et sympathisants de Tatrima (ARST). Depuis 2016 cette association organise chaque année une grande journée de lecture du saint coran animée également par les prêches afin de permettre aux ressortissants de se réunir autour d’elle pour former un seul bloc, car selon un adage « l’union fait la force ». Ici, l’objectif est pour elle (association) d’utiliser le coran comme facteur de développement, de la paix et de la cohésion sociale. Mais c’est en 2017 que le problème s’est posé avant de dégénérer en 2019. Après deux éditions la première en 2016 et la deuxième en 2017, les responsables d’ARST, ont constaté que le lieu auquel se passe la journée de lecture du coran souffre de pouvoir contenir les participants. Donc il faudra que les prochaines éditions soient délocalisées. De ce fait, après édition 2017, ils ont proposé volontairement à la chefferie du village de délocaliser l’événement comme ils l’avaient fait auparavant avec l’ancien lieu. C’est là qu’il fallait tout dire sauf la délocalisation. Pour la chefferie la délocalisation de cette journée de lecture du coran est un crime. C’est pourquoi les gens ont bien raison de dire «  qu’en Afrique si une chose commence à bien marcher chacun veut s’en approprier ». Tel fut le cas ici.

Et donc, après des discussions qui n’ont abouti à rien les responsables de l’association des ressortissants et sympathisants de Tatrima (ARST) ont enfin accepté de maintenir l’ancien lieu. Cette fois ci pour voir si on y trouve une solution. Hélas ! La solution n’y est toujours pas. Chaque année le nombre de participants se multiplient par deux. Que faudra-t-il alors ?

L’Association, initiatrice de cette journée de lecture du coran revient sur la table de négociation de la chefferie traditionnelle pour prier. Aux dires du président de l’ARST El hadj Issiaka Sanogo un constructeur ne se dit jamais fatiguer. Après une première négociation sans obtenir gain de cause, nous ne sommes pas fatiguer. Nous avons renoué le dialogue une nouvelle fois pour le bien être de tous. Une mission a été envoyée deux fois de Bamako à Tatrima pour aller négocier avec les notables du village afin d’avoir un commun accord. Mais malheureusement les choses restent intacte pour nos chefs du village c’est-à-dire pas question de changer le lieu. Dit-il

Le président Sanogo précise également que les difficultés résident dans la disparité des visions. Quant à l’association qu’il dirige, à pour mission d’amorcer le développement de sa communauté alors que la chefferie à pour mission d’imposer sa loi dictatoriale. L’édition que nous venons de boucler à pris beaucoup de tornure. C’est Dieu seul qui nous a sauvés en tranchant les choses de sa convenance. Notre réflexion continuera pour ce qui est le développement de notre communauté.

Edition 2019 : L’entêtement de la chefferie «  vous allez respecter notre décision ou le sang coulera »

Le 11 avril s’approche date de la 4ème édition 2019 de ladite journée de lecture du coran, les ressortissants de Tatrima au Mali et d’ailleurs s’apprêtaient joyeusement pour rejoindre respectivement leur famille au bercail en vue d’implorer Dieu noblement pour le développement de la communauté. Au même moment le village tremblait entre l’espoir et la peur, personne ne voulait dire mot concernant l’organisation de ladite journée d’implore de Dieu, grâce au comportement criminel de la famille du chef du village. Réfutant toutes les négociations pour dicter sa loi, la chefferie avait pris une position farouchement récalcitrante. « Malheur à celui qui s’opposera à notre décision » était le slogan de ceux qui sont censés d’être exemple. Déjà elle (chefferie) a réussi à faire peur tout le village il ne restait que pour elle l’association initiatrice, pour faire respecter sa décision. Pour cela, précise notre source, la chefferie a sollicité l’aide du groupement des chasseurs (dossos) du village de leur secourir, et en leur demandant de faire appel à leur semblable des villages voisins. Et pour seule et unique raison si jamais l’association viendra s’imposer à leur décision qu’est de maintenir le lieu inchangeable, que les « dossos » les massacrent et de leur faire prisonniers ainsi que tout ce qui adhère à leur idéal. Selon une autre source bien fondée, plus de quatre vingt dix (90) chasseurs étaient avisés aux massacres et tueries. La même source va plus loin tout en précisant que les chasseurs disposaient une liste d’un certain nombre de personnes qui devrait normalement être tué en première position si les choses se déroulait comme étaient prévue. Tous responsables de l’association. Heureux que tout fût le contraire.

« Dès notre arrivée au village nous avons encore repris les négociations avec la famille de la chefferie en vue de leur expliquer pourquoi nous demandons le changement du lieu. Des réunions se poursuivaient les résultats sont les mêmes. La chefferie s’y oppose a tout prix d’adhérer à notre proposition. Finalement nous avons décidé de maintenir l’ancien lieu pour n’est pas être cause d’un bain de sang ou de division. » Nous a confié un responsable de ARST

Avant d’ajouter qu’il a été désagréablement surpris que la mairie de sa commune, et le gouvernorat de Ségou soit informé du coup qui se préparait contre l’association des ressortissants et sympathisants de Tatrima (ARST) et qu’ils ne trouvent autres choses qu’adhérer. Qui pourrait imaginer les conséquences ? Mais Dieu à déjà tranché. dit-il.

Beaucoup d’autres ressortissants, laissant parler le fond de leur cœur, ont qualifié les discussions autour de la délocalisation une fausse discussion qui n’avait pas sa raison d’y être, à fortiori que la chefferie prenne une position radicale. De leur point de vue, chaque fille et fils du tiroir devrait à bien mener les réflexions de telle sorte que les choses évoluent au lieu de s’en prendre à des causes futiles qui n’amènent nulle part.

Pourquoi un tel amalgame de la chefferie contre sa population ? ne dit-on pas que le coran est le chemin le plus court pour s’approcher davantage à Dieu ? A quoi consiste alors de louer un tel esprit en s’approchant à Dieu ? La chefferie ignore-t-elle que la mission première d’un chef est de développer sa localité et non le contraire ?

Somme toute, notre rédaction s’interroge où en sommes nous avec la responsabilité de l’Etat de sécuriser l’ensemble du territoire, les personnes et leurs biens ? Nous interpellons l’Etat à jouer pleinement son rôle sinon en cas de pire sa responsabilité est entière.

Ibrahima SACKO

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