Quel mécanisme pour un financement efficace de l’adaptation des collectivités territoriales aux changement climatique du Sahel ? Tel était le thème principal de la conférence régionale qui s’est tenue ce mercredi 24 avril 2019 à l’hôtel de l’amitié de Bamako. Pour l’occasion plusieurs acteurs internationaux et nationaux ont eu à échanger sur les leçons apprises et les éventuelles opportunités.
En prélude de son intervention, Baba Hamane Maiga secrétaire général du ministère de l’administration territoriale a souligné qu’en Afrique, le changement climatique ne relève plus du doute encore moins des hypothèses, nous la vivons quotidiennement à travers l’intensité de la chaleur, les écarts de températures en une journée, le faible débit sinon l’intermittence du débit de nos fleuves et rivières, la rareté des précipitations et souvent la violence de ces mêmes précipitations, l’apparition et la fréquence des cyclones en Afrique Australe qu’on croyait réservés à l’Amérique et aux pays asiatiques. Et enfin, le désarroi des paysans qui ne savent plus exactement, quand semer avec certitude.
Selon le secrétaire général, le Mali a adopté une stratégie nationale en changement climatique, qui vise à améliorer le bien-être des populations à un cadre de développement socio-économique durable intégrant les défis des changements climatiques dans tous les secteurs du développement. Au chapitre du processus de décentralisation, le Document Cadre de Politique Nationale de Décentralisation (DCPND) qui consacre le rôle prépondérant des collectivités territoriales au renforcement de la paix, de la sécurité, de la gouvernance démocratique et du développement durable.
La politique nationale de décentralisation incline le gouvernement à accroître les ressources financières, en privilégiant la mobilisation des ressources propres des collectivités territoriales et des financements innovants, dont le financement climatique, qui constitue aujourd’hui la seule opportunité aux pays les moins avancés de faire face au nouveau défi mondial qu’est le changement climatique qui a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de favoriser l’investissement dans des projets de réduction des émissions de carbone et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement a poursuivi Baba Hamane Maiga.
A t-il dit qu’à cet effet, le gouvernement du Mali, a mis en cohérence du Financement avec le processus de décentralisation qui se traduit par la nécessité de : multiplier et accroître les opportunités d’accès au Financement; soutenir les actions de renforcement de la capacité de résilience des communautés de base au changement climatique. Sans aucune forme de transition il dira que cette conférence régionale permettra d’accentuer les réflexions sur le le rôle des collectivités territoriales dans le défi de l’adaptation au changement climatique au Mali; au financement de l’adaptation au changement climatique au sahel les opportunités et défis pour la mise à échelle des expériences de financement de l’adaptation au changement climatique, cas du Mali et du Sénégal; l’expérience des collectivités territoriales en matière de renforcement de la résilience.
En conclusion il dit ne pas douter en un instant de la pertinence des acteurs pour un meilleur accès au fonds climat et financement du développement résilient. Par ailleurs il leur a exhorté d’être non pas des spectateurs ou des auditeurs désintéressés, mais de véritables forces de proposition afin de permettre à nos États de relever le défi du changement climatique et du financement des projets et programmes capables de le contrer.
Adama TRAORE
Source : leronier

