Le mardi 14 mai 2019 à l’hôtel Olympe, les représentants de l’association des producteurs de coton en Afrique ( APROCA) réunissant 15 pays se sont réunis sur la fixation de prix de coton. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’agriculture
Ils sont venus de la Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Gambie, Zambie, Guinée Conakry, Tchad, Centrafrique, Ghana, Ouganda, Togo, Cameroun, Guinée Bissau, Sénégal, Bénin, et du Mali, pour cette rencontre susceptible de poser des actes majeurs dans l’avenir de la production cotonnière en Afrique.
Ovationné par l’assistance dès sa prise de parole le nouveau ministre de l’agriculture Moulaye Ahmed Moussa a en prélude remercier le président de la fédération des coopératives des producteurs de coton du Mali Bakary Togola ainsi qu’aux autres membres de l’Aproca pour cette belle initiative. Selon lui, de façon générale, les problèmes des filières cotonnières en Afrique ne peuvent laisser indifférent personne surtout quand on sait l’impact combien important de cette culture sur l’économie des pays et sa contribution dans la lutte contre la pauvreté. Particulièrement en ce qui concerne le Mali, le coton occupe une place centrale dans la marche globale de notre pays vers le développement.
Ces trois jours offrent un espace d’échanges d’expériences sur les mécanismes de fixation des prix d’achat du coton graine et de cession des intrants aux producteurs en cours dans vos différents pays. Et devront permettre d’adopter les meilleures approches de négociation pour l’obtention de meilleures conditions de prix au profit de vos membres. En s’adressant ainsi aux représentants des 15 pays dira : << c’est le lieu de mettre un accent particulier sur les questions de la quantité et de qualité, sans doute les plus importants facteurs qui déterminent la fixation de tout prix. Ces deux aspects concentrent en même temps toutes les problématiques auxquelles sont confrontées aujourd’hui nos filières cotonnières. Et ceci est notre combat >>.
Le ministre a par ailleurs souligné que la réponse passe entre autre par l’adoption de meilleures pratiques de gestion de la culture du coton, une façon plus rentable et saine de cultiver le coton afin de diminuer les impacts environnementaux, tout en améliorant les bénéfices économiques et sociaux pour les responsables et représentants eux-mêmes et pour l’ensemble des producteurs agricoles.
Pour Bakary Togola président de la confédération nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali, non moins secrétaire général de l’Aproca, et président de l’APCAM, il n’est de secret pour personne que l’Afrique occupe une place importante dans la production cotonnière mondiale. Par contre il est déplorable de constater l’incapacité du continent à maîtriser et exploiter cette richesse inestimable a t-il déploré. À cet effet dans le même registre il dira qu’il est temps que l’Afrique prenne son autonomie et se focalise sur la production, la transformation et la commercialisation du coton.
Quand au secrétaire permanent de l’APROCA Djimé Sangaré, il est primordial de converger les efforts pour qu’ensemble des acteurs de la filière cotonnière deviennent des vrais professionnels chacun au niveau de son segment de la filière. Conscient de cet état de fait, cet atelier sur les échanges d’expériences et d’informations sur les techniques de négociation et de plaidoyer sur les mécanismes de fixation du prix des intrants et du coton graine aux producteurs doit permettre aux acteurs impliqués de démontrer ainsi leur ferme volonté d’assumer leur responsabilité dans l’amélioration des revenus des producteurs afin de les permettre de vívre décemment de leurs productions.
Adama TRAORE
Source : leronier

