Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Mahamadou Famanta a respecté la tradition en visitant les services rattachés à son département. C’était le mardi 16 juillet 2019 avec comme l’agenda: l’ENI, l’Ecole de journalisme et l’Ecole Normale Supérieure de Bamako. L’objectif de cette visite était de s’imprégner des conditions de travail desdites structures.
Après avoir visité l’ENI et l’Ecole de journalisme, le véhicule du ministre s’immobilise à l’ENSup à 13h05 mn. Après une dizaine de minutes de tête-à-tête avec le DG de l’ENSup dans son bureau, la délégation s’est dirigée dans la salle des professeurs où le personnel était à l’attente. Prenant la parole, le directeur général par intérim de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, Dr Doulaye Konaté a brièvement étalé les conditions actuelles de l’école. Il a rassuré le ministre qu’il y existe un climat d’entente entre les professeurs. « Les cours se déroulent normalement, actuellement nous sommes en évaluation, les soutenances sont en cours ». Parlant des difficultés qui règnent au sein de l’école, Dr Konaté a mis l’accent sur les infrastructures( l’insuffisance des salles, les bâtiments inadéquats), le problème de formation entre autres. Il a affirmé que cette année, les stages ont connus une perturbation due à la grève.Pour sa part, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Mahamadou Famanta a vivement salué le personnel car il n’y a pas de chevauchement d’année au sein de l’ENSup. « Votre réussite, c’est notre réussite, en terme de performance vous êtes en tête, félicitation à vous! ». Sur le plan de l’employabilité, le ministre a indiqué qu’une étude sera menée pour voir comment résoudre ce problèmep. Parlant de l’insécurité dans le milieu universitaire, le ministre a fait savoir que « les professeurs sont menacés souvent jusque dans leur bureau par des étudiants (l’AEEM). Ici, vous êtes dans un climat paisible, contrairement à la colline de Badalabougou, qui est devenue un champ de bataille, cela ne doit pas continuer, il faut les traduire en conseil de discipline, s’il y a lieu de les exclure, le département ne fait que vous accompagné ».Après la visite des locaux de l’ENSup, le ministre a avoué aux micros des hommes de médias que « le problème est essentiellement le problème d’infrastructures, ils sont sur un site, dont les constructions date de 1960. Il y’a un délabrement assez poussé de ces infrastructures la, mais les plus hautes autorités sont conscients de cette situation, l’ENSup est une dorsale de notre système éducatif, c’est eux qui forment les enseignants des secondaires et les formateurs des IFM. S’ils ne sont pas dans les conditions de travail pour réaliser des formations de qualité, cela va avoir des répercussions néfastes sur l’ensemble de notre système éducatif, je pense qu’il y’a lieu de les accompagner. Le président de la république a effectué un déplacement de venir voir l’état de l’ENSup, c’est suite à ce déplacement qu’ils ont eu une dotation budgétaire d’environ un milliard de FCFA pour construire une nouvelle ENSup, le site est déjà identifié. Ils ont aussi un problème d’équipements pédagogiques et de matériels didactiques, immobilier mais à côté de cela ils ont une salle multimédia assez confortable, à l’aide de cette salle, ils peuvent faire la formation à distance, à travers ça, on peut résoudre le problème d’infrastructures ».
Nouhoum Dembélé
Visite du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à l’ENSup
