Leronier : bonjour monsieur Doumbia !
Moussa Doumbia: bonjour !
Leronier : Merci de présenter votre entreprise à nos illustres lecteurs.
Moussa Doumbia: l’Entreprise Bougouni( la petite case) est une jeune entreprise, sa date de création remonte en mai 2018. Elle est composée de 10 jeunes Maliens, hommes et femmes, venant de plusieurs facultés au Mali. Nous avons tous moins de 25 ans. Le siège social est à Moribabougou.
Leronier : Pourquoi cette initiative ?
Moussa Doumbia : Nous avons pris cette initiative, de booster nos potentiels et valoriser nos produits locaux. C’est dans ce cursus que nous avons initié la transformation des fruits locaux, notamment le rônier, la mangue, le tamarin et même la courge. Nous faisons des cocktails.
Leronier : Vos produits sont-ils disponibles au marché ? Comment les obtenir ? Et le prix unitaire fait combien ?
Moussa Doumbia : Nos produits sont disponibles au marché, dans les (6) six communes du district de Bamako, dans les alimentations. Nous avons quelques points de vente à Koutiala Ségou, Sikasso et bientôt nous serons sur le marché de Gao. Pour avoir ces produits, ils sont dans les bouteilles en vert, sur l’étiquette, vous verrez une petite case qui est un peu à gauche, couleur noire et au dessous le vert. Le prix unitaire fait 300f.
Leronier : Alors pour terminer, pourquoi le nom Bougouni ?
Moussa Doumbia : Le nom est venu par plusieurs réflexions. Vous remarquerez que les plus grandes entreprises qui réussissent dans ce monde ont quelque part pris leur source dans leur famille. Typiquement c’est le même cas, le nom ne vient pas de Bougouni comme dans la région de Sikasso. Non, c’est la petite case. Quand vous partez dans les milieux ruraux, pour conserver les matières premières, les céréales partout au Mali ou même partout en Afrique, ils les mettent dans les petites cases. C’est la manière naturelle pour conserver les matières premières. Qu’est-ce qui est demandé à nous les jeunes? C’est de se référer sur le passé, pour faire vivre le présent et préparer le futur. Maintenant on a essayé de lier l’ancien au présent pour valoir à notre entreprise. Donc, transformer les fruits, c’est une manière de lutter contre les pertes post-récoltes, une manière de les conserver.
Propos recueillis par Nouhoum Dembélé

