La série noire continue en Afghanistan. Deux femmes juges ont été tuées par balle ce matin dans le centre de Kaboul. Elles se rendaient en voiture à leur travail quand des hommes à moto leur ont tiré dessus. Aucune revendication pour l’instant. Mais les assassinats ciblés sont souvent imputés aux talibans.
« C’est le point culminant d’une véritable tragédie shakespearienne. » Quand Albert Eisenberg voit les images des trumpistes qui prennent d’assaut le Congrès, ce jeune consultant politique sait que son parti arrive à un tournant : « Pour beaucoup de gens, y compris pour ceux qui soutiennent Donald Trump, c’était un moment de prise de conscience. La plupart des gens ont été choqués par ce qui s’est passé. Cela a considérablement réduit l’influence de Donald Trump et permet désormais au parti républicain d’avancer sans lui. En revanche, on ne peut pas avancer sans ses électeurs. »
Seulement voilà : chez ces électeurs, l’identification avec leur héros est telle qu’ils ne se voient pas avancer sans lui. « Beaucoup de gens qui ont voté pour le président sont très en colère. Ils se sentent muselés et pensent que leurs voix n’étaient pas entendues », explique Billy Lanzilotti. L’an dernier, il a été l’un des organisateurs de la campagne de Trump à Philadelphie.
Et il met en garde les élus républicains qui se détournent du président : « Liz Cheney, Mitch McConnel et Mitt Romney font partie de notre passé. C’est l’establishment qui essaye de se débarrasser de Trump. Et c’est un problème. Parce que 75 millions d’électeurs américains soutiennent le président. Nous aimons notre président ! Et si vous lui manquez de respect, vous nous manquez de respect ! Et nous sommes une importante base électorale pour les scrutins de 2022 et même pour la prochaine présidentielle. »
Source : rfi

