Le premier ministre déplore un « manque de concertation » dans la décision de Paris de réorganiser l’opération Barkhane. Le pays semble à présent se tourner vers Moscou, par l’intermédiaire de la société paramilitaire russe Wagner.
Le premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a chargé la France, samedi 25 septembre, devant les Nations unies (ONU), après la décision de Paris de retirer la force Barkhane du pays.« La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a expliqué Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », a précisé le premier ministre, déplorant un « manque de concertation » de Paris, et une annonce « unilatérale » sans coordination tripartite avec l’ONU et le gouvernement malien.« Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision », a insisté le premier ministre malien, en réclamant aussi « une posture plus offensive » des 15 000 Casques bleus de la mission Minusma face à une menace djihadiste accrue au Sahel.
La rédaction

