L’Unité de Réflexion et d’Action pour le Mali(URDAC-Mali) a tenu une conférence de presse le samedi 20 août 2022 à la Bourse du Travail de Bamako. Cette conférence a été principalement animée par Cheicknè Bah, président du bureau national et Yamoudou Keïta, président du bureau international. C’était en présence d’Oumar Sékou Coulibaly, président du conseil d’administration, Mme Coulibaly Madina Coulibaly du bureau de la Belgique et beaucoup d’autres.
Le président du bureau national, M. Cheicknè Bah a expliqué que l’URDAC-Mali existe depuis 8 ans. Parlant de la crise socio-politico-sécuritaire de notre pays, M. Bah a fait savoir que nous sommes des descendants de Soundiata Keïta, avec qui nous avons eu la première constitution du monde, la charte de Kurukan fuka qui parle de la paix et de la cohésion sociale. « Si c’est vrai que nous sommes des descendants de Soundiata, pour quoi n’est pas s’assoir et parler de la paix. C’est urgent voir obligatoire de se réunir autour du Mali ». Il ajoutera que l’Accord de paix issu du processus d’Alger signé en 2015 sensé ramener la paix dans notre pays est devenu la source de multiple problèmes dans notre pays. Il termine son intervention en posant une question : les fils d’une même Nation doivent prendre des armes contre leur Nation ?
Le président du bureau international Yamoudou Keïta, a expliqué que cette conférence a pour objectif d’informer et de sensibiliser afin de favoriser l’émergence d’une dynamique pouvant aboutir à un sursaut national pour sauver notre pays le Mali et lui donner la perspective d’un pays stable, démocratique inspiré par son histoire séculaire, ses acquis de l’indépendance, de la démocratie fondements d’un État droit et justice. Depuis la signature de l’Accord de paix et la réconciliation issu du processus d’Alger( le 15 mai et 20 juin 2015 entre le gouvernement et les groupes armés), l’URDAC-Mali s’est assignée comme mission d’expliquer au peuple malien sa nature anticonstitutionnelle, la menace de partition qu’il fait planer sur le Mali et caution accordée à la rébellion. Plusieurs conférences ont été organisées et les résolutions de ces conférences prévoyaient la création d’un cadre d’action unifiant et mobilisant le peuple souverain du Mali pour un sursaut national contre l’Accord d’Alger. Le cadre fût dénommé Union Pour le Mali Djèkawili( UPM-Djèkawili) composée d’associations, de partis politiques, des personnes ressources dont l’objectif est d’empêcher l’application de l’accord en État, a dit M. Yamoudou Keïta.
M. Keïta a souligné aussi que cet accord ne fait que plonger le Mali. « Nous ne voulons pas qu’il soit la base de la refondation de notre pays. Nous demandons une forte mobilisation de la population autour de cet accord. On ne peut pas faire la paix sans le peuple. L’URDAC-MALI invite les autorités de la transition à impliquer la population pour la recherche de la paix » a-t-il souligné.
Pour finir, M. Keïta a confirmé qu’URDAC-Mali est une composante du M5-RFP. Il a salué et encouragé les Forces Armées Maliennes pour leur détermination en faveur de la protection de la population malienne.
Nouhoum Dembélé
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