Intervention du président de l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA) au cours de la signature du protocole d’accord de partenariat entre la Fédération des organisations et des regroupements de soutien aux actions de la transition (FORSAT-Civile) et l’Alliance pour la Refondation du Mali. C’était le vendredi 27 août 2022 au Centre International de Conférences de Bamako en présence de plusieurs membres du Conseil National de Transition.
« Aujourd’hui, est un des grands jours qui vit notre pays le Mali, l’un des soucis majeurs qui ont animé le peuple malien depuis un temps, c’est de retrouver sa dignité, c’est de rassembler les maliens autour de l’essentiel qui est le Mali, c’est renouveler le Malien en tant que citoyen, réformer conformément à la volonté du chef de l’État, le Col Assimi Goïta. Quand il a été question de réformer le Malien, il dit, il faut réformer le Malien en tant qu’homme, en tant que femme. L’écrasante majorité de la population est convaincue que nous devons faire le Mali ce que veulent les maliens et que le destin du Mali doit se décider uniquement par les maliens. Pour un Malikura( Nouveau Mali), il faut une nouvelle armée, des nouvelles politiques, une nouvelle société civile. C’est ça l’idéal et pour le réussir, il y a un seul dénominateur commun, c’est le rassemblement. Le rassemblement de tous les Maliens autour de l’essentiel, le Mali. Parce que l’ennemi chassé ne nous laissera pas facilement, il va continuer parce qu’il vit et se nourrit de nous. Il a existé grâce à nous. Je crois que la guerre n’est pas totalement gagnée mais je peux vous assurer que beaucoup de grandes batailles ont été gagnées. Aujourd’hui nous avons des acquis qu’il faut préserver, consolider et il faut jalousement garder les acquis de cette transition. Il y a aussi des défis qu’il faut relever. Il y a des grands rendez-vous qu’il faut rassembler, auxquels le peuple malien doit être prêt de les affronter et les réussir la tête haute comme il a su le faire un 14 janvier, plus de 4 millions de Maliens dans la rue, ont montré que la transition est malienne. Parmi ces défis, il y a la nouvelle constitution pour le Mali. C’est le choix de la population, c’est le choix de nos plus hautes autorités de doter notre pays, qu’on veut des hommes souverains totalement indépendants politiquement, diplomatiquement et militairement, il faut une nouvelle constitution et pour trois raisons : – nous n’avons jamais eu une constitution qui incarne notre souveraineté, nous avons eu un document avec des articles français et alliés de l’Occident et ce qui nous a gouverné, nous devons le revoir et faire un nouveau document; La deuxième raison fondamentale est que depuis 1992 à nos jours, le Mali a changé, le contexte a changé, la géopolitique, a changé les choses ont évolué, rien que pour ça, il faut renouveler la constitution; La troisième raison, c’est qu’on est souscrit à des accords internationaux car nous sommes un État qui a besoin des autres et les autres aussi ont besoin de nous. Nous avons imposé le respect du Mali. Personne ne peut aimer le Mali plus que nous même. Un adage Sonrhay que j’aime bien, dit: « Quand quelqu’un te dit qu’il aime ton enfant plus que toi même, c’est que c’est un sorcier ».
Ça c’est un premier défi, j’en profite pour lancer un appel à l’écrasante majorité des Maliens de se préparer pour relever haut ce défi pour que cette nouvelle constitution ne souffre d’aucun problème de légitimité.
Le deuxième défi majeur, c’est l’élection présidentielle. Par le passé, quand vous parlez d’élections, certains vous appelent de leurs bureaux et vous dirent que la loi a interdit la campagne électorale, vous êtes en campagne électorale d’arrêter. Tout ça, sont des camisoles, nous nous sommes déterminés en tant que maliens nous parlerons du Mali, le destin du Mali, de l’avenir du Mali quand nous voulons, dans les grins et dans les moments que nous voulons. Nous ne serons jamais d’être surpris par un agenda ou un programme dans l’impréparation sans être debout. Nous préparons maintenant 15 mois, c’est demain ou c’est après demain. Alors c’est le lieu de rassembler les maliens de façon décomplexée, nous ne cherchons pas l’unanimité, Allah le Tout Puissant (Dieu) qui nous a créé, qui peut nous crever, nous réduire n’a pas eu l’unanimité autour de ses mortels humains à plus forte raison que nous, mais la majorité écrasante. Il y aura toujours 1, 2, 3 qui ne sont pas d’accord, nous cherchons l’écrasante majorité des Maliens, c’est ça le plus important et laisser les autres à crier. Le Mali, c’est la grande famille, il n’a jamais été fermé et il reste toujours ouvert mais le Mali appartient à tous les Maliens. À la fin de la transition, c’est impossible de confier le Mali à un fils pourri avec tous ces efforts que les Maliens ont fait au cours de cette transition. Le Mali, aujourd’hui, ce n’est plus une affaire de partage de gâteau, c’est une affaire de sacrifice. Alors préparez-vous également, à ce grand rendez-vous. Notre armée est aujourd’hui la fierté africaine et vous pensez que demain, on va confier cette armée à un incompétent ? Jamais!
Décryptage Nouhoum Dembélé
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