Le président de l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA), Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara a pris part au meeting de soutien à la transition au Mali à Garantibougou. C’est suite à l’appel de Sory Ibrahima Doumbia, maire délégué du principal de la commune V du district de Bamako. C’était le vendredi 16 septembre 2022. Il a enregistré non seulement la présence des notabilités, des femmes et la jeunesse de Garantibougou mais aussi des déplacés du centre.
L’organisateur principal de ce meeting, Sory Ibrahima Doumbia alias Pablo, maire délégué du centre principal de la commune V a fait savoir que la vision de l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA) est de soutenir nos militaires, nos autorités de la transition pour sauver le Mali « et c’est ça mon option » a-t-il dit.
À l’entame de son propos, Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara, président de l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA) a demandé à la foule, une minute de prière pour le patriarche Touré, de la famille fondatrice de Bamako, qui est décédé ce vendredi 16 septembre 2022 et pour tous les morts, civils et militaires.
« Le maire, en présentant son équipe, la façon dont il a travaillé, en impliquant tout le monde, il a déjà fini mon discours avant que je ne parle. Vous avez été des acteurs pour le changement, pour mettre en place le nouveau Mali. Dans la transition, vous êtes des acteurs. Vous êtes d’accord avec moi que le Mali ne s’arrête pas à la transition, on le veut éternel. Il faut mettre en place des bases solides qui vont le maintenir encore longtemps tel que les Maliens le veulent et que les Maliens seuls soient, ceux-là qui doivent décider pour le Mali et de dire l’orientation qu’il faut pour notre pays. Ça, ça se construit, se prépare, ça se travaille parce que le Mali n’est pas pour un seul jour, c’est l’éternité, c’est pour quoi l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA) a été créée.
Après Allah « Souba Haana Houwatalah » la souveraineté appartient au peuple, notre point faible, c’était la désunion. La démocratie occidentale française, nous a divisé, 200, 100 partis chacun a 10%, 5%, 20% des Maliens, on a pas notre souveraineté. On est divisé à des petits morceaux et chaque personne qui vienne, elle crée ce qu’elle veule et notre pays nous a échappé pendant 60 ans après l’indépendance, on est descendu très bas parce que la politique divisionniste de la France, de l’Occident nous a empêché de devenir un ensemble très fort.
Les grandes Nations qui font notre fierté aujourd’hui, notamment la Chine, la Russie, l’Afrique du Sud et l’Algérie (près de nous), ce sont des peuples qui ont beaucoup souffert des conséquences de la deuxième guerre mondiale. Ils ont souffert pendant la colonisation mais qu’est ce qui les a sauvé après Dieu, c’est le rassemblement, c’est d’avoir créé des partis populaires.
Par exemple le parti communiste chinois, 80% des chinois sont de dans pour garantir la souveraineté de la Chine, ils sont devenus puissants. Les 20%, il faut les jeter.
Si vous prenez la Russie, le parti de la Russie unie, vous avez plus de 75% des Russes qui sont réunis dans ce parti pour garder la souveraineté de leur pays, le préserver contre les agendas occidentaux, américain et français. Ils sont devenus très puissants.
Le troisième exemple, l’Afrique du Sud, le parti de Nelson Mandela, l’ANC(Congrès National Africain) il a regroupé la majorité des Sud-africains. Aujourd’hui l’Afrique du Sud appartient aux Sud-africains, l’aperthed est parti. La majorité de la population se réunit autour de l’idéologie de Nelson Mandela.
Le quatrième exemple, c’est l’Algérie. Quand l’Algérie a chassé les mauvais français, ils ont décidé de mettre en place leur parti populaire Algérien pour préserver la Nation Algérienne et a été adossée à l’armée et le pouvoir est passé de général à général jusqu’aux derniers présidents qui ont été des civils pour que l’Algérie soit sauver.Ça, C’est l’idéologie, des réflexions des grandes Nations qui ont permis de se sauver.
Contrairement à nous autres africains, on a voulu faire de bonnes choses avec Modibo Keita, malheureusement le peuple n’a pas compris, le peuple a été divisé, les Maliens, les Africains ont été divisés, 100, 200, partis politiques, chacun a 10%, 5% et aucun n’a la majorité des Maliens pour garantir la souveraineté du Mali. Donc, le Mali se trouve entre 1 million de morceaux et tous ces morceaux sont gérés soit par la France, soit par l’Europe ou autres. Le pays nous échappe. Aujourd’hui, on a vécu les conséquences de cela. Le moment est venu pour corriger tout, beaucoup ont été corrigés mais le plus important reste à faire, c’est rassembler le maximum des Maliens pour constituer la garantie des fondements de cette souveraineté, de cette dignité nationale pour que ni français, ni Européen ni Américain, ne puisse nous changer de cette trajectoire.
Tant qu’on a pas réussi à mettre en place un instrument politique populaire malien qui porte au moins à son sein 80% des Maliens à l’idéologie, d’imposer notre souveraineté nationale, notre dignité, de faire respecter le Mali et les maliens, notre souveraineté et d’être derrière nos institutions qui nous incarnent. Tant qu’on n’a pas mis en place cet appareil politique, on est fragile.
Notre objectif, aujourd’hui, après toutes les leçons tirées, c’est de mettre en place un appareil politique. Aujourd’hui nous l’appelons l’Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA). Cet appareil politique est arrosé par l’idéologie et de la vision incarnée par le Col Assimi Goïta, chef de l’État aujourd’hui parce que, pour nous ce n’est plus une affaire d’Assimi Goïta, c’est une affaire de vision et d’idéologie et elle doit être garantie par le peuple dans sa souveraineté. Cette idéologie, ce rassemblement, est adossé à la vision et l’idéologie défendue par Assimi Goïta qui aujourd’hui reflète la volonté du changement des Maliens et de rompre avec les anciens systèmes.
Quand on est divisé, le chef de l’État ne peut pas tenir longtemps. Aujourd’hui, si on a tenu cette transition face aux sanctions, de la Communauté Économique Douanières des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est grâce à la mobilisation du peuple. Le 14 janvier au boulevard de l’indépendance et partout au Mali, plus de 4 millions de Maliens sont sortis pour montrer que cette transition est populaire, ce n’est pas une affaire de militaires. C’est pourquoi le peuple doit rester mobiliser et cela dans un appareil politique, compact, uni qui montre à tout le monde qu’à l’image du parti communiste en Chine, de l’ANC en Afrique du Sud et le Mali également vous avez l’AREMA qui réunit 80% des Maliens pour garantir sa souveraineté, sa dignité, c’est ça la force qu’on veut mettre en place pour que très longtemps, on respecte le Mali, pour que le président qui sera élu, a chaque fois, puisse compter sur le peuple car un président sans le soutien du peuple ne peut rien faire, il sera et restera fragile. C’est la tête qui compte, aujourd’hui Dieu nous a donné une bonne tête, il faut que nous soyons de bon peuple. Et notre force passera obligatoirement par le rassemblement, notre union, cohésion autour d’un seul objectif le Mali, les intérêts du Mali, la dignité du Mali. Si on a compris ça, les 10, 15 % qui n’ont pas compris, ce n’est pas grave, ils ne peuvent pas faire basculer le Mali. C’est pourquoi le Col Assimi Goïta a pris l’engagement sur lui d’honorer, réhabiliter les chefferies traditionnelles, les chefs de village parce que le pouvoir c’est vous. Donc, vous comprenez la logique de l’AREMA, c’est déjà commencée, vous n’êtes plus ADEMA, RPM, CNID, vous êtes tout simplement des garants de la dignité de cette Nation. Si le Mali échoue aujourd’hui ça veut dire que, quelque part, vous êtes divisés en 1000 morceaux. Tant que les chefs de village sont unis autour du Mali, personne ne peut diviser ce pays. Il est de notre devoir en tant que leaders politiques de créer des cadres pour vous rassembler à travers cette vision, cette idéologie et que vous soyez adossés à la vision Assimi, adossés à notre armée. La politique nous fait croire que les militaires ne sont pas nos enfants mais ils sont nos enfants ! C’est une politique d’ailleurs, ils ont le droit de jouer leur rôle dans une Nation qui se respecte. On dit l’intégrité, défense nationale mais qui est le premier garant de l’intégrité? C’est l’armée nationale. Aujourd’hui, on nous a dévié des vrais objectifs, on nous a distrait. Ça c’est du passé, aujourd’hui, il faut qu’on se rassemble. Voilà pourquoi je disais que le maire a tout dit mon discours parce qu’il a montré qu’il a travaillé avec les jeunes, les femmes, ces collaborateurs, les chefs de quartier, il a même travaillé avec les déplacés du centre. C’est ça le Malikura, c’est le rassemblement.
Alors encore une fois, monsieur le maire, toute la délégation qui est avec vous, toute votre communauté je vous dit félicitations pour cette mobilisation, pour ce rassemblement et soyez les bienvenus et vous êtes chez vous dans l’AREMA. Si Dieu le veut, nous bâtirons le Mali de nos rêves comme on a commencé par Koutiala le 10 septembre dernier, tous les chefs de village ont pris l’engagement que c’est eux qui feront l’AREMA dans leur village. L’AREMA n’est rien d’autre que la vision nationaliste, souverainiste, des dignités nationales incarnées par le Col Assimi Goïta, c’est ça la vision, l’idéologie et nous voulons que cela soit pendant à un millénaire, jusqu’à la fin du monde pour que le Mali se retrouve digne parmi les grandes Nations. Et ça, il faut l’organiser sous forme de vision, de l’idéologie. Le désordre ne ça va pas nous profiter. Je termine par souhaité que Dieu nous apporte la paix dans notre pays avec nos voisins, que Dieu inspire à Alassane Dramane Ouattara la vérité, qu’il comprenne que le Mali n’est pas son ennemie, qu’il se libère du diable Français, qu’il soit Africain, Malien qu’il est tout court » a-t-il conclu.
Nouhoum Dembélé

