« Nous souffrons ! Les enseignants dans les établissements scolaires privés souffrent. Il n’y a pas de vie pour nous. Aucun espoir pour un lendemain meilleur. Certains parmi nous sont arrivés dans la quarantaine et n’osent même pas tenter de se marier malgré le besoin et l’envie. Aujourd’hui, malgré le contexte actuel, vous parvenez miraculeusement à faire une augmentation des salaires dans tous les secteurs de la Fonction publique. Mais hélas, nous, jusqu’à présent certains promoteurs ne nous paient pas comme il se doit. Ils annihilent, incontestablement, vos efforts. Comment peut-on croire qu’en 2023 un enseignant soit payé en dessous du SMIG ? Nous n’avons que le contrat oral, nous ne sommes pas inscrits à l’INPS. Quand nous nous lamentons sur notre sort, tout ce qu’on nous trouve à dire, c’est » Organisez-vous ! Faites des grèves ! Faites des revendications, etc… » Si nous osons, nous serons juste appelés et chassés du travail. Tous ceux qui ont osé élever le ton ont tout simplement été remerciés, sans préavis. Nous avons tous peur que cela nous arrive car nos parents et nos enfants à notre charge auront du mal à subsister. Nous sommes ainsi muselés et obligés de subir. » Celui qui ne parle pas consent », dit-on. Nous consentons malgré nous. Je me réserve le droit de garder le silence sur certaines injustices que nous font vivre certains promoteurs jusqu’au moment opportun. Nous invitons nos autorités de la transition à s’impliquer énergétiquement pour mettre fin à cette injustice ».
Propos d’un enseignant évoluant dans le secteur privé à Bamako.
N.D
Source: leronier

