Le 26 juillet dernier, la République du Niger a connu un Coup d’État militaire, le président Mohamed Bazoum destitué de ses fonctions par les militaires reste détenu au palais présidentiel.
La Communauté Économique et Douanière des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé dimanche le 30 juillet une série de sanctions contre le Niger et a donné une semaine à la junte pour rétablir l’ordre constitutionnel.
1- Embargo total sur le niger dont aérien, fermeture de toutes les frontières terrestres avec le Niger ;
2- Gel des avoirs du niger à la BECEAO, les banques non reconnaissance des autorités militaires du Niger ;
3- Seuls les actes du Président sont reconnus par la communauté internationale;
4- Délai d’une semaine pour le rétablissement des institutions du Niger;
5- Passé ce délai, toutes les voies possibles dont une intervention militaire au Niger ;
6- A cet effet réunion immédiate des chefs d états majors des Etats (SD);
Dans le même temps, le président de la transition du Tchad, Mahamat Idriss Deby est arrivé à Niamey pour entamer une médiation entre les militaires et les autorités déchues.
Que peuvent apporter ces sanctions de la CEDEAO et cette médiation tchadienne ?
En cette période de turbulences, le Mali et le Burkina Faso étant des pays voisins, les Forces Armées du Mali et l’armée Burkinabè doivent être sur leur qui-vive. Perdre le Niger sera très difficile à digérer pour la France, qui ne cherche qu’à pilier, voler les ressources minières des pays Sahéliens, ça sera donc la fin son règne dans le Sahel car elle a été déjà chassée du Mali et du Burkina Faso. L’option de vengeance n’est pas à exclure. Donc faisons Attention !
Nouhoum Dembélé
Source : leronier

