Grand hôtel de Bamako a abrité, ce lundi 27 mai 2024, l’atelier de lancement du Groupe Technique de Travail sur les Actions Anticipatoires au Mali. Les travaux ont été réalisés dans le cadre de collaboration entre le Programme Alimentaire mondial et le Gouvernement du Mali. L’objectif de cette activité, c’est pour réduire substantiellement les pertes et dommage liés aux catastrophes et renforcer la résidence des communautés avant la survenue des sinistres ou des catastrophes. Cette cérémonie a été présidée par M. Badra Alioune Sissoko chef de Cabinet du Directeur Général de la Protection Civile en présence du Médecin colonel, Cheick Fanta Mady Koné, coordinateur du projet de renforcement de la résilience climatique au Mali ( HYDROMET-MALI), de M. Ibrahima Diallo, Directeur Adjoint PAM, Colonel Sapeur-pompier et de nombreux participants.
Après ses mots de bienvenue , M. Ibrahima Diallo, Représentant du PAM, dira que: »cette coopération fructueuse est le ciment de notre engagement commun à œuvrer ensemble au renforcement de la résilience des communautes vulnérables face aux chocs. En quête de recherche continue de solutions innovantes et durables à la problématique de l’insécurité alimentaire, le Programme alimentaire mondial a intégré l’approche d’actions anticipatoires au cœur de son mandat, depuis une dizaine d’années. C’est le lieu de préciser que les actions anticipatoires constituent une nouvelle approche adoptée dans la gestion des catastrophes naturelles en ce qu’elles permettent de détecter de manière précoce les signaux annonciateurs des catastrophes. Cette approche exige également, en amont, la mise en œuvre de mesures de réduction de pertes et dommages entravant la sécurité alimentaire et le bien-être des populations en général », a-t-il indiqué
Au cours de son intervention, il a rappelé qu’au l’instar des autres pays du Sahel, le Mali depuis plus d’une décennie, est de plus en plus confronté aux effets du changement climatique qui se matérialisent par une augmentation du nombre d’évènements climatiques extrêmes tels que la sécheresse et les inondations. C’est dans ce contexte que le Mali a opté pour la mise en œuvre du programme d’actions anticipatoire avec le soutien du PAM et de ses partenaires.
Pour plus d’efficacité, la mise en place des systèmes d’actions anticipatoires nécessite le développement de partenariat multidimensionnel et un cadre de concertation entre les acteurs. M. Diallo a il a salué le dévouement de la Plateforme nationale pour la Réduction des Risques de Catastrophes au Mali pour l’adoption de cette nouvelle approche. Il a félicité la Plateforme pour avoir pris l’initiative de mettre en place un groupe technique de travail sur les actions anticipatoires. Selon lui, ce groupe aura prioritairement pour objectif d’assurer une bonne coordination des interventions d’actions anticipatoires des différents acteurs et créer un cadre qui favorise un soutien technique pour l’élaboration de protocoles d’actions anticipatoires au Mali. Pour finir, il a saisi cette occasion pour remercier tous ceux qui se sont investis de près ou de loin pour l’aboutissement de ce projet de création du groupe technique actions anticipatoires, a-t-il conclu
Selon M. Badra Alioune Sissoko, chef de cabinet du Directeur Général de la Protection Civile, ce présent atelier qui se tient dans le cadre des Actions Anticipatoires au Mali est une initiative du PAM et du Gouvernement du Mali pour réduire substantiellement les pertes et dommage liés aux catastrophes et renforcer la résidence des communautés avant la survenue des sinistres ou des catastrophes. Notre pays est situé dans une zone géographique caractérisée par un environnement fragile soumis à des fluctuations climatiques se manifestant notamment par des sécheresses et des périodes très humides occasionnant des crues des cours d’eau ou des inondations pluviales. En effet, depuis plus d’une trentaine d’années le déficit pluviométrique conjugué avec les effets anthropiques a eu comme impacts la réduction des écoulements de surface au détriment surtout des écosystèmes et l’apparition et/ou l’aggravation de certains phénomènes environnementaux prenant l’allure d’une menace à l’existence humaine comme les érosions hydriques et éoliennes ainsi que les pollutions d’origines diverses. Face à une telle situation, des mesures d’anticipation s’imposent afin d’assurer une résilience durable. Nos Gouvernements ont heureusement adopté plusieurs documents dont entre autres le cadre de Sendai, les Objectifs du Développement Durable, en vue de contribuer à l’atténuation des effets néfastes de la variabilité et des changements climatiques sur les populations les plus vulnérables. En vue de développer la synergie et assurer l’efficacité et l’efficience dans la mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Risques, cet atelier devra donc permettre de: analyser les termes de référence du groupe thématiques des actions anticipatoires (GTT/AA); discuter d’une feuille de route pour la mise en place effective des Actions Anticipatoires en République du Mali; préparer le renforcement des capacités des acteurs du GTT/AA, a-t-il conclu
Saouti Cissé

