Le Secrétaire général, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a présidé, ce lundi 28 janvier 2025 les travaux de la 36 ème session ordinaire du conseil d’administration du musée national du Mali, en présence du directeur général du musée, M. Daouda Coulibaly et de nombreux participants
« Le budget 2025 est orienté vers les priorités définies en tenant compte de la disponibilité des ressources. Ils répond aux objectifs du programme d’activités soumis à votre appréciation. Il est arrêté en recettes et en dépense à la somme de SIX CENT TRENTE- CINQ MILLIONS SEPT CENT CINQUANTE-HUIT MILLE NEUF CENT DIX-SEPT FRANCS CFA (635 758 917) FCFA contre (591.834 530) FCFA en 2024, soit augmentation de 6,91% par rapport au budget global de 2024. Cette augmentation s’explique essentiellement par la différence entre le financement des partenaires extérieurs de 2024 et 2025 »
À l’ouverture de travaux de la 36 ème session ordinaire du conseil d’administration du musée national, représentant du ministre de l’Artisanat de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme dira que, depuis 2012, le Mali est le théâtre d’une crise sécuritaire sans précédent marquée par des évènements tragiques et funestes ayant répandu la terreur et semé la psychose un peu partout sur le territoire national. Cette crise sécuritaire a durement impacté le Musée national du Mali, occasionnant le ralentissement de toutes ses activités et rendant de plus en plus difficile son fonctionnement. Le flux des visiteurs a drastiquement chuté entraînant une diminution considérable des recettes et les programmes d’activités ne sont plus correctement exécutés. Le Musée national du Mali est confronté à un autre défi, celui de sa modernisation, à laquelle s’ajoutent les difficultés, qui sont d’ordres technique, logistique et l’insuffisance de ressources humaines qualifiées. La baisse drastique des ressources du Musée National du Mali et les collectifs budgétaires constituent un obstacle majeur à l’exécution correcte de sa mission à savoir la collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine culturel national. Dans ces conditions difficiles, il a permis de remercier le personnel du Musée national du Mali pour les nombreux sacrifices consentis au Musée national en particulier, et à la protection du patrimoine culturel du Mali en général. La résilience et le sacrifice du personnel au travail ont permis une amélioration des recettes, ce qui a permis de faire face aux dépenses liées au fonctionnement du service. En ces instants charnières, pleins de confiance et d’espérance, où l’Etat est résolument engagé sur les chantiers de la réconciliation, de la paix des cœurs et des esprits, pour atteindre l’objectif du développement harmonieux et durable, le maître mot pour le Musée national doit être la RELANCE, a-t-il expliqué
Selon lui, la Direction et le personnel du Musée national du Mali doivent à présent faire preuve davantage de dynamisme, d’innovation et d’inventivité afin qu’il retrouve son lustre d’antan et continue à être un centre d’attraction et de partage d’informations. Dans le cadre de la mission de sensibilisation, d’information et d’éducation du Musée national du Mali, il encourage la Direction à poursuivre sa collaboration avec les services du Département et les structures partenaires pour rendre le patrimoine culturel plus accessible et plus vivant. Lors de son allocation de fin d’année 2024, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOITA, a décrété l’année 2025, Année de la culture au Mali afin de donner une culture du Mali Kura (Nouveau Mali) à la jeunesse et inculquer les valeurs sociétales aux jeunes du Mali, dans une dynamique de revitalisation culturelle de nos territoires. Conscient que le secteur de la culture est un vecteur important du développement socioéconomique et une force motrice de la croissance économique dans la société, nous entendons mettre ce secteur au centre de la compétitivité globale et façonner les territoires et les économies locales d’une nouvelle manière créative. Le Musée national du Mali a une vocation nationale, internationale et contemporaine. Il s’attèlera à la diffusion et au rayonnement du patrimoine culturel à travers le monde tout en respectant les principes fondamentaux de la muséologie. Le Musée national du Mali, à l’instar des autres institutions culturelles, a besoin de diversifier ses contacts et de s’ouvrir au monde extérieur. Il travaille également avec les musées locaux, régionaux et privés à la mise en place d’un réseau pour œuvrer à la valorisation du patrimoine culturel malien. L’équipe du Musée national du Mali participe activement au montage de l’exposition & Mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Les biens culturels maliens représentent plus de la moitié des objets exposés. Une demande de restitution a été formulée pour ces biens culturels, qui nous l’espérions, retournerons très prochainement au Mali. Le Musée national du Mali travaille en étroite collaboration avec Brooklyn Museum (New York) pour la réalisation en octobre prochain d’une exposition sur les textiles du Mali et les œuvres de Seydou Keita.
Grace au soutien de l’Alliance Internationale pour la Protection du Patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH), a rappelé que, le Musée national du Mali a pu résoudre de problème d’infiltration des eaux de pluie dans ses réserves et sécuriser les collections de la réserve principale. Le traitement des objets est en cours avant leur transfert dans la réserve principale réhabilitée. La Plateforme Multifonctionnelle d’Applications Embarquées (MEAP) de l’Université de Californie à Los Angeles a accordé une subvention au projet << Programme d’archives modernes en danger » du Musée national du Mali pour la numérisation des négatifs noir et blanc et des diapositives couleur bien documentés issus de ces missions prises par des photographes de musée. Je vous informe également du démarrage le 1 janvier 2025 du projet franco- germano-malien PROBAMA Provenance d’Objets Bambana du Soudan Français (Mali) entre 1880 et 1914. Ce Projet vise à situer précisément la provenance géographique des collections, éclairer leurs spécificités et mettre en perspective les enjeux de provenance d’objets d’Afrique subsaharienne dans le contexte de concurrence entre deux empires coloniaux, a-t-il conclu
Saouti Cissé

