Dans le cadre du lancement de ses activités, l’Association des Jeunes Femmes Entrepreneures pour le Vert(AJFEV) organise la première édition de la Foire d’Exposition qui se tiendra pendant trois jours, le 18, 19, 20. Les travaux ont été démarrés par un panel, portait sur deux thèmes : Comment protéger nos Environnements? Quels sont les défis de l’Entrepreneuriat Féminin au Mali ?, suivis de la cérémonie d’ouverture, ce mercredi 19 avril 2025 dans la salle de réunion au palais de la culture. Cette cérémonie a été présidée par le représentant du ministère de l’entrepreneuriat National, de l’emploi et de la formation professionnelle, M. Mahamadou Sarr, en présence de la présidente de l’association AJFEV, Mme Diarra Ramatou Keïta, des trois panelistes
Les travaux du lancement des activités de l’Association des Jeunes Femmes Entrepreneures pour le Vert (AJFEV) ont été démarrés par deux panels portant sur thème: Comment protéger nos Environnements? Quels sont les défis de l’Entrepreneuriat Féminin au Mali?. Au présidium, il a y avait la présence de trois experts qui ont eu à partager leurs expériences par rapport à l’entrepreneuriat féminin, à savoir: Dr Adama Sambou Sissoko, l’ Environnementaliste; Mme Traore Mariam Ousmane Tangara, l’entrepreneuse de (Chaba production) et Mme Fadima Mohamed Ndiaye, représentante de l’APJ.
Dr Adama, Expert en Environnement, dira qu’il anime le débat sur l’environnement depuis 2005. Il faut reconnaître que les défis liés aux ordures sont énormes, car, au Mali elles ne sont pas exploités. Selon le rapport du ministère de l’environnement nous produisons plus de 2000 tonnes d’ordures par jour à Bamako. Il y a moins des entreprises qui s’occupent de la transformation des ordures. Celles qui sont actives doivent avoir l’accompagnement de l’état pour encourager les jeunes vers la transformation de cette matière, qui est un trésor caché, a-t-il expliqué. Il dira que le volet environnemental n’est pas trop médiatisé au Mali. Quelques médias qui s’en chargent, ne sont pas suivis. Pour finir, il interpelle les autorités d’interdire la coupure des arbres, car, pour lui, les défis sont liés, a-t-il conclu
Pour la représentante de l’APJ, Mme Fadima Mohamed Ndiaye. Les Missions de l’APJ concourent à la création de l’emploi pour les jeunes de 18 à 40 ans. l’APJ a pour mission aussi de mobiliser les fonds auprès des bailleurs de fonds et de l’État pour financer les projets des jeunes. Selon elle, l’APJ dispose des représentants, sinon des conseillers d’orientation dans les différentes régions et cercles qui reçoivent les jeunes avec leurs projets. Ils les écoutent, les conseillent, et les orientent. Pour elle, les défis de l’entrepreneuriat au niveau de l’APJ ont été réduits à travers le Bilan de Compétence. Avant ils financiaient banalement les projets, sans savoir si ils sont intéressés ou ayant des compétences. Ils prenaient de l’argent pour gaspiller. Aujourd’hui, ils sont étudiés sur tous les plans. l’Entrepreneuriat Féminin est beaucoup plus sollicité dans notre pays. Les femmes ont besoin de beaucoup plus d’accompagnement, car, elles sont exposées à l’énorme dangers. l’État est un régulateur dans son rôle de l’accompagnement entre les secteurs privés et les petites et moyennes entreprises. l’État aide ces secteurs privés en réduisant leurs impôts à travers le Patronat. Ces secteurs soutient également les petites et moyennes entreprises en terme de financement. L’entrepreneuriat est important pour un pays, car, il développe les nations en payant les impôts, ils absorbent également le chômage, a-t-elle conclu
Selon Mme Traore Mariam Ousmane Tangara, Entrepreneure (Chaba production), l’entrepreneuriat féminin souleve beaucoup de difficultés dans notre société. << J’ai eu opportunité d’encadrer plus de 400 femmes dans les différentes ONG>>, qu’elle a l’habitude de dire aux femmes qu’il faut d’abord avoir un foyer stable. D’avoir un partenaire compréhensif. D’avoir un petit moyen pour pouvoir démarrer son entreprise. Quand on a pas de moyens, il faut commencer l’entrepreneuriat très tôt, au moment où on a pas de dépenses. Il faut se rapprocher aux services de l’entrepreneuriat comme ANPE et APJ. Elle les encourage également à faire des lectures et des recherches sur l’entrepreneuriat, a-t-elle conclu
Selon la présidente de l’association AJFEV, Ramatou Keïta,: nous avons initié cette foire dans le cadre du lancement de l’association pour l’objectif de donner une visibilité à l’association, aux innovations que les entreprises féminines sont entrain d’élaborer, donc, ce sont des entreprises qui se sont réunies en réseau et nous évoluons dans les directives des objectifs de développement durable. C’est pour orienter ces entreprises féminines vers la protection de l’environnement. C’est une diversité, a-t-elle expliqué. l’Association est composée des agroalimentaires, de maraîchage, de l’élevage, de la pisciculture, du commerce général, de la coiffure, de l’électricité, de froid également. Donc ce sont ces entrepreneuses qui sont là. L’initiative c’est de réussir les formations que l’Association a initié pour regrouper ces femmes entrepreneuses, de la part de ses programmes, a-t-elle conclu
Pour le représentant du ministère de l’entrepreneuriat national, Mohamadou Sarra, l’entrepreneuriat féminin est aujourd’hui plus qu’une simple tendance: il est un moteur essentiel du développement économique, social et culturel. Ils assistent à une croissance impressionnante du nombre de femmes entrepreneures dans notre pays, un signe que de plus en plus de femmes prennent conscience de leur pouvoir et de leur capacité à transformer des idées en projets concrets et en entreprises viables. En tant que le représentant du Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, il particulièrement fière de voir que des initiatives telles que celle-ci, qui mettent en lumière les femmes entrepreneures, se multiplient. Ces événements sont essentiels pour favoriser l’accès à des opportunités commerciales, stimuler l’innovation, et renforcer les réseaux d’affaires. À rappeler que les défis auxquels les femmes entrepreneures sont confrontées. Cependant, ils doivent aussi reconnaître que, malgré ces progrès, les femmes entrepreneures font face à des défis uniques. L’accès au financement, les stéréotypes de genre, l’inégalité des chances dans les secteurs dominés par des hommes, ainsi que le manque de soutien institutionnel spécifique demeurent des obstacles majeurs. Ces barrières sont parfois invisibles, mais elles ont un impact réel sur la croissance de nombreuses entreprises dirigées par des femmes. C’est pourquoi il est crucial que nous, en tant que gouvernement, mais aussi en tant que société, mettions en place des mesures concrètes pour accompagner l’entrepreneuriat féminin. Nous avons la responsabilité de créer des conditions qui permettront aux femmes entrepreneures de briller pleinement dans leur domaine, a-t-il expliqué
Pour lui, les mesures du gouvernement en faveur des femmes entrepreneures, en ce sens, il tient à rappeler les engagements de notre gouvernement pour soutenir l’entrepreneuriat féminin. Des programmes de financement sont désormais accessibles spécifiquement pour les femmes entrepreneures. Des formations et des ateliers sont organisés pour renforcer leurs compétences, et des plateformes de mentorat sont mises en place pour leur permettre de bénéficier de l’expérience de celles qui ont déjà tracé leur chemin dans le monde des affaires. Ils contribuent également à œuvrer pour l’amélioration de l’accès aux financements, notamment par la facilitation de l’accès aux crédits et en soutenant les initiatives d’entreprises sociales et durables. Ces dispositifs visent à réduire les Inégalités d’opportunités et à encourager davantage de femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, a-t-il conclu
Saouti Cissé

