De la religion à la politique : Malgré l’interdiction de la cour constitutionnelle Mahmoud Dicko passe à l’acte

C’est désormais officiel, l’imam Mahmoud Dicko a fait son entrée dans l’échiquier politique du Mali. C’était ce samedi 7 septembre 2019 au palais de la culture. Mais il faut noter que ce lancement est une transgression d’une loi que la cour constitutionnelle a fait part à l’opinion nationale à travers un communiqué.
La coopération des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko composée d’hommes politiques et leader d’opinion ont passé à l’acte. Il s’agit entre autre de Mohamed Salia Touré, du commissaire de police Mme Traoré Assistan Traoré de la lutte contre la toxicomanie juvénile et féminine, et représentants de la diaspora. Ainsi devant une foule de sympathisants ces hommes et femmes ont tous évoqué les raisons qui les ont poussé à soutenir Mahmoud Dicko.
A-t-il ignoré le communiqué de la cour constitutionnelle ou juste un message qu’il veut lancer aux autorités du pays. Toutefois on ose affirmer qu’il n’a pas mâché ses mots lors de cette rencontre. Car après ses mots de remerciément aux participants Mahmoud Dicko a en prélude affirmé que << Mes détracteurs m’ont traité de tous les noms. Mais je ne suis ni un faiseur de roi, ni de président. Mais je suis un faiseur de paix. Le seul problème du Mali est celui de la mauvaise gouvernance. Car au lieu d’affronter les problèmes on le déplace ou les fuit.>> S’adressant à ses détracteurs qui lui ont longtemps reproché ses envies politiques Mahmoud Dicko a évoqué qu’il est aussi l’un des artisans de 26 mars 1991. << C’est déplorable de voir comment les politiques ont modifié l’idéologie de la révolution 1991 au profit d’intérêts personnels >>. Il dira par ailleurs que le système de gouvernance actuelle a démotivé l’armée.
Devant ses partisans et sympathisants Mahmoud Dicko n’a pas hésité à évoquer que le dialogue politique entrepris par nos autorités doit profiter au peuple. C’est pourquoi il aussi suggéré que nos autorités fassent le nécessaire pour le plus grand bien du peuple. Également il avertit que si ce dialogue échoue le peuple prendra sa responsabilité.
Et pour ce qui est de la crise du centre, il a affirmé avoir personnellement averti le chef de l’État depuis la création du mouvement de libération de Macine. Car selon lui il y’a un ennemi invisible qui cherche à installer le chaos. Et il faut que les maliens savent que pour instaurer la paix et la convivialité le Mali n’a pas besoin d’un médiateur extérieur. Car que se soit la CMA ou autres les maliens ont toujours été aptes à dialoguer.
Parlant de la mission de bons offices dont il dirigeait, Mahmoud dira qu’il a aussi été accusé de complicité avec les djihadistes et séparatistes. Et malgré qu’il est mené une médiation qui a permis à la libération d’environs 170 maliens au moins des djihadistes, il affirme n’avoir même pas reçu une lettre de remerciement. Et par contre son collaborateur Mr Siby qui a conduit la mission de libération à été incarcéré.
En conclusion il a ainsi remercié les membres de la CMAS qui ont cru en lui et qui l’ont soutenu afin de mener à bout leur mission commune qui est celle du respect des valeurs de notre pays. Il a aussi adressé ses remerciements aux jeunes de Kayes pour avoir interpellé nos plus hautes autorités à prendre en comptes les aspirations du peuple.
Adama TRAORE

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