La seule grève à lever : celle de la transition

Le Mali, depuis un certain temps, on a pensé que seul le départ de l’ancien président de la République Ibrahim Boubacar Keita pouvait résoudre les lacunes du pays.

Depuis la prise du pouvoir par les militaires le 18 août dernier, l’espoir était né.

Avec la pression de la CEDEOA, le pouvoir s’est retrouvé dans la main des civils.

Comme on a l’habitude de dire que le pouvoir est une continuité, la centrale syndicale UNTM déclenche ses revendications, en arrêtant le travail les 18, 19 et 20 novembre dernier sans suite favorable. C’est ainsi qu’un autre préavis a été déposé pour 5 jours qui a commencé le lundi le 14 décembre. Quel perte pour le pays !

Oui, nous sommes dans la transition mais l’autorité transitoire n’est pas à la proue pour rien. Elle doit être à mesure de répondre à toutes les questions concernant la Nation.

Les propos que le président de la transition, chef de l’État, son excellence Bah N’Daw a avancé à Abidjan lors de l’investiture du président Alassane Dramane Ouattara, sont éprouvants. Il devrait trouver d’autres formules pour s’adresser à l’UNTM.

Le gouvernement de la transition doit mettre en œuvre pour trouver un terrain d’attente afin de négocier car ces moments de grève amplifies davantage les problèmes du pays.

La grève est un droit. Seuls nous les Maliens pourrons décrisper notre pays et nous devons le faire avec sagesse.

Nouhoum Dembélé

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