Le Mali est un pays où les écoles privées sont créées dans l’ablativo tout en un tas (pêle-mêle). Les enseignants sont à leurs merci. L’avenir des enfants est en jeu.
Plusieurs écoles privées au Mali fonctionnent dans l’illégalité, c’est-à-dire sans remplir les conditions d’autorisation de création. Chaque année, nous assistons à la création injuste des centaines d’écoles. Ne faut-t-il pas mettre fin à ça pour l’avenir de nos enfants?
Pour construire une maison, il faut un bon soupassement. Pour construire une Nation, il faut des cadres bien formés. ET pour acquérir des cadres dans un pays, il faut une meilleure école, une bonne formation de base pour les enfants. Lorsque l’école est créée illégalement, il sera difficile de conférer une bonne notion de base aux enfants. Lorsque cette notion de base n’y ait pas, c’est un écueil pour l’avenir des enfants. Et c’est ce que nous assistons de nos jours dans notre pays.
La plupart de ces écoles privées maliennes appartiennent aux hommes politiques. Ces derniers sont à la base de la crise socio-politico-économique et sécuritaire de notre pays. Ne faut-t-il pas trouver une alternative ?
Les enseignants de ces écoles privées sont en agonie.
Force est de savoir, 90% de ces écoles privées recrutent les enseignants sans contrat. Ils sont licenciés à tout moment, souvent sans motif. L’exemple est : Courant année 2021-2022, dans une école privée fondamentale à Sébénicoro en Commune IV du district de Bamako, sept (7) enseignants ont été licenciés car ils ont réclamés leurs salaires de deux mois d’arriérés. Encore, tout le personnel enseignant d’une autre école privée sis à Mamaribougou dans la commune de Ouezzindougou ont été entièrement licenciés au cours de l’année 2020-2021 sans violer les textes en vigueur. On en finira pas de compter ces cas idem à travers le pays. Ne faut-t-il pas des mesures fortes pour banir cette pratique inhumaine ?
J’interpelle les autorités de la transition à faire face à la réglementation de ces écoles privées au Mali, à fixer un salaire minimum pour les travailleurs de ce secteur. Et à veiller fermement sur les conditions de création d’une école privée dans notre pays.
Nouhoum DEMBELE
Source: lernoier

