L’Alliance pour la Refondation du Mali(A.RE.MA) et la FORSAT-civile ont organisé une formation de 200 personnes(venus de toutes les régions du pays et les VI communes du district de Bamako) sur l’avant projet de la nouvelle constitution du Mali. C’était le samedi 29 octobre 2022 au Centre International de Conférences de Bamako. L’ouverette des travaux de cette formation a enregistré la présence de plusieurs membres du Conseil National de Transition au Mali.
Cet avant projet de la nouvelle constitution du Mali comprend 14 titres, 195 articles.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Alliance pour la Refondation du Mali, Mohamed Ousmane AG Mohamedoun Haïdara, a souhaité la chalereuse et cordiale bienvenue à tous, avant de dire que cet atelier de donner et de recevoir, est une importance capitale pour notre pays, aujourd’hui, à ce moment précieux pour son histoire. « Je ne pourrai aller de très loin dans mon propos sans remercier le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta d’avoir traduit en acte concret, la volonté de la majorité écrasante des maliens d’aller carrément, totalement, sans ambiguïté vers une nouvelle constitution au Mali. En décidant celà, il a répondu à la volonté du peuple, qu’il en soit féliciter et remercier.
Une nouvelle constitution, aussi bien dans son élaboration, tout le processus jusqu’à l’étape du référendum doit être émaillée de beaucoup d’engagements, de volontés, de beaucoup de sacrifices. Tout simplement parce que, le changement demande un sacrifice. Qui parle de changement, parle de sevrage, cela veut dire que vous serez sevrés de quelque chose auquelle vous êtes habitués ou vous avez été habitués. Comme on le dit, l’habitude est une seconde nature. Souvent on s’accroche à quelque chose seulement parce que nous y sommes habitués mais qui n’est pas forcément la meilleure chose. Nous avons peur de marquer un pas vers le changement, et pourtant, il faut ce changement pour que le Mali soit ce que veulent les maliens, pour que le Mali soit indépendant, pour qu’il ait sa souveraineté. C’est cet appel au sacrifice des uns et des autres à marquer le pas vers la rupture avec les anciennes pratiques coloniales y compris avec les anciens textes qui nous ont gouvernés, qui ne sont pas nos textes, on nous les avons imposés.
Pour être précis dans cet appel, je demande à tous ceux qui s’exprime déjà la dessus, qu’ils soient des syndicats, des ordres professionnels, chacun a quelque part sa crédible. Qu’ils réfléchissent davantage, en réfléchissant ce qui a été mis certainement à la place de ce qui a été retiré est encore mieux que ce qu’y avait. Mais comme je l’ai dit, l’habitude est une seconde nature. Le changement demande un peu de courage, de sacrifice. Je les appelle à ce sacrifice pour le changement et de croire en ces propositions qui n’ont d’autre objectif que de bâtir un Mali nouveau qui répond véritablement les aspirations du peuple malien et c’est ça l’objet de cette nouvelle constitution » a souligné le président de l’A.RE.MA.
En répondant aux différentes questions posées lors des discussions, la présidente de la FORSAT-CIVILE, Aïché Baba Keïta a précisé que 13 langues nationales existent au Mali et dans cet avant projet, ces langues ont été toutes officialisées mais le français reste la langue d’expression. Elle a précisé aussi que dans cet avant projet, ce sont seuls, l’homme et la femme qui sont autorisés à se marier, etc.
À la fin des travaux, trois grandes recommandations ont été faites: – le renforcement des prérogatives du président de la République ; l’augmentation de la taille du Gouvernement selon les missions assignées au Gouvernement ; – la restauration de la motion de censure.
Il faut que cette formation concernait les acteurs politiques, la société civile, la jeunesse, les organisations féminines, etc.
Nouhoum Dembélé
Source : leronier

