L’Alliance pour la Refondation du Mali s’est officiellement implantée dans la Commune V du district de Bamako. C’était à la faveur d’un meeting de soutien à la transition, qui s’est tenu le 19 novembre 2022 sur le terrain Sofa de kalabancoura. Ce Meeting a enregistré la présence de plusieurs personnalités notamment le président de ladite Alliance.
L’AREMA a pour objectif principal, soutenir la transition et préparer l’après transition au Mali.
Après le mot de bienvenue du coordinateur des chefs de quartier de la Commune V, M. Moctar Traoré, et celui du représentant du maire de la Commune V, M. Sawadogo Mahamadou, les représentants des déplacés de guerre, Madame Hadiaratou et M. Dembélé ont mis l’accent sur la souffrance des déplacés de guerre et ont sollicité l’aide de nos plus hautes autorités.
Le président de l’A.RE.MA, après avoir demandé à la masse d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre qui nous a été imposée a fait savoir que « l’Alliance pour la Refondation du Mali se veut un grand mouvement politique de rassemblement en quête perpétuelle de l’Union des maliens, la majorité écrasante des maliennes et des maliens, qui, ensemble ont manifesté leur désir de voir un Mali nouveau. Le Mali qui puisse répondre aux véritables aspirations des populations maliennes. Le Mali indépendant, le Mali en quête de sa souveraineté, le Mali qui s’assume face au destin et face à l’histoire, c’est ça l’Alliance pour la Refondation Mali.
Aujourd’hui, on a l’habitude de le dire, on ne peut pas nier le fait que, même nous avons appartenu par le passé à une certaine classe politique, elle a été hautement et gravement décriée par la majorité des maliens. Nous avons appartenu à cette catégorie mais l’ère est venue aujourd’hui d’accepter que nos populations ont raison. La classe politique ont revoir sa copie, elle doit être renouvelée et en se renouvelant, elle doit marquer des pas vers l’Union, le rassemblement. C’est comme ça que nous allons sortis du multipartisme et de la démocratie occidentale qui nous a été imposée qui sont un multipartisme et une démocrite de division par ce que la politique de l’Occident a été toujours de diviser pour mieux régner. L’ère est à l’Union maintenant, il faut rassembler les maliens autour des idéaux. Les idéaux qu’ils ont demandé, qu’ils incarnent et qui sont valablement défendus par le Colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’État avec ses compagnons, les cinq (5) Colonels et tous les autres qui sont épris de la justice et la quête de la souveraineté du Mali. Aujourd’hui, si nous devons contribuer au développement du pays, nous devons taire les divisions, les distanciations, nos actions éparpillées et aller vers la dynamique du rassemblement par ce que c’est en rassemblant qu’on peut faire face à l’ennemi au dehors, qu’on a chassé du Mali, il est à côté, il est aux accueils. Il n’est pas parti, il va chercher toujours 1,2,3 ou même 10 parmi nous isolés pour les faire travailler afin de diviser les maliens. Ne soyons pas distrait, la mission de l’A.RE.MA, c’est de réussir ce rassemblement pour que plus jamais, l’ennemi au dehors ne puisse trouver des alliés solides à l’intérieur de la société malienne et africaine par ce que c’est un combat panafricain qui est mené aujourd’hui pour libérer le Mali et le Mali est pionniers, champion de cette lutte qui suscite aujourd’hui de l’espoir pour les africains et avec fierté portée par Assimi Goïta.
Une chose est claire aujourd’hui, les actions posées par Assimi suscite de l’espoir pour les maliens. Elles rassurent les maliens, nous sommes dits, puisse que la transition n’est pas une éternité, c’est pour un temps et le Mali est éternel alors il faut se mobiliser, se rassembler, former le front autour de l’homme pour que les actions de la transition puissent être consolider après la transition parce que le Mali doit rester indépendant pour les maliens.
Beaucoup de maliens sont convaincus que nous avons le devoir de nous battre.
Nous avons acquis l’indépendance politique, diplomatique, notre armée est en train de monter en puissance, elle fait ce que les armées du monde étaient là qui n’ont pas réussi à faire.
Ce qui nous reste aujourd’hui, c’est l’indépendance économique qui demande de la patience, le courage de la résilience, un temps, le sacrifice par ce que le changement est appelé à un sevrage. Nous devons l’accepter car il nous maintenait en vie mais qui ne nous permet de développer. La France a suspendu son aide au développement au Mali par ce que nous avons dit que désormais ça va être un partenariat gagnant-gagnant. La France n’est pas un partenariat gagnant-gagnant, elle veut un partenariat de vol avec les maliens les peuples africains. Ça, on n’est plus d’accord. C’est normal, une ONG qui gagne 100 millions avec la France, si elle coupe son aide, c’est normal qu’elle sente la place de ces 100 millions et ces 100 millions ne développe pas le Mali. C’est l’indépendance économique qu’il y aura l’exercice de sevrage. Nous allons être sevrés pendant quelques temps. Nous allons retourner dans le champ, dans le fleuve, sur les tronçons pour bâtir un Mali nouveau pour créer des nouvelles ressources, revoir les contrats. Ça un demande un temps car nous avons décidé de nous libérer définitivement, il y a un coup pour ça, un sacrifice. Ne soyons pas pressé, l’indépendance ne vient pas d’un ou deux jours, il y a un prix à payer et ce prix c’est le sevrage qu’il faut accepter pour un temps ».
Il a lancé un message à nos syndicats, notamment la magistrature, l’éducation, le transport, lAssociation Élève Étudiant du Mali… de ne jamais oublier que c’est le Mali nouveau qui est entrain de se mettre en place et ce n’est pas le moment taper sur la table, il faut soutenir la transition pour que le Mali puisse s’en sortir, nous avons des difficultés financières pendant un temps. Nous devons travailler pour dépasser ce cap. La collaboration Mali-Guinée, l’espoir règne, des grandes actions sont en train d’être mises en place.
Pour finir, Mohamed Ousmane a remercié les autorités de la commune V pour leur hostilité en faveur des démunis notamment les déplacés du nord.
Nouhoum Dembélé
Source : leronier
Redaction: 73-11-16-18

