ALLIANCE POUR LA REFONDATION DU MALI : Cérémonie de lancement et d’implantation dans la commune rurale de SIBY(Mandé).

L’Alliance pour la Refondation du Mali(A.RE.MA) a lancé ses activités dans la Commune rurale de SIBY dans le Mandé. C’était le dimanche 20 novembre 2022 au terrain de football de ladite localité. Cette cérémonie a enregistré non seulement la participation des autorités coutumière, locale et administrative mais aussi de plusieurs membres du Conseil National de Transition.

Le chef de village et le maire de la commune rurale de Siby monsieur Daouda Keïta, ont souhaité la cordiale bienvenue à tous sur la terre d’accueil de Siby et ont affirmé leur disponibilité accompagner l’A.RE.MA.
La porte-parole des femmes de Siby a indiqué que les femmes de Siby soutiennent jour et nuit le Colonel Assimi Goïta pour la restauration de la dignité du Mali.

Le président de l’A.RE.MA, Honorable Mohamed Ousmane AG Mohamedoun Haïdara, après avoir demandé d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre qui nous a été imposée, a fait savoir qu’aujourd’hui nous sommes à Siby dans le Mandé, le terroir historique qui a été à l’origine de l’Empire du Mali, sous l’impulsion de Soundiata Keïta. C’est une grande fête aujourd’hui. L’Alliance pour la Refondation du Mali s’est retrouvée au sein des origines de l’Empire du Mali, c’est un grand départ.
Parlant de l’Alliance pour la Refondation du Mali (A.RE.MA), Mohamed Ousmane a indiqué que « l’Alliance pour la Refondation du Mali se veut aujourd’hui cette alternative à un certain appareil politique, à une certaine classe politique, je ne la critique pas par ce que, hélas, nous avons appartenu à cette classe politique mais dans des moments différents où notre peuple n’a pas assumé pleinement sa souveraineté. Où nos dirigeants ont manqué de courage pour incarner haut et fort la souveraineté de ce brave peuple du Mali. Aujourd’hui, puisse que le peuple malien a décidé d’assumer pleinement sa souveraineté, pendant ce temps Dieu lui a envoyé un homme , le sauveur, j’ai nommé le Colonel Assimi Goïta.
Le moment est venu de sortir de cette démocratie et ce multipartisme occidental et français qui sont une démocratie et un multipartisme de division. Aujourd’hui, dans le Malikoura, c’est un nouvel appareil politique, une nouvelle société civile, une nouvelle armée qui se mettent en place pour incarner haut et fort notre indépendance dans tous les domaines.
La mission principale de l’A.RE.MA, c’est l’union, le rassemblement des maliennes et maliens parce qu’en politique, il ne peut avoir de projets individuels, il ne peut y avoir que des projets collectifs, c’est ça un appareil politique. Les projets individuels doivent être économiques, industriels, sociaux. Mais en politique il ne peut pas y avoir plusieurs projets, c’est ce qu’il faut combattre, c’est ça la politique de la France qui est incarnée par les principes de diviser pour régner Il faut que nous sortons de ce principe. Il faut que nous arrivions à séparer ces deux notions, le projet politique du projet économique. Le projet politique, c’est de ça, que dépend une Nation, sa souveraineté, son indépendance, il ne peut qu’être rassembleur, fédérateur, l’union pour avoir la souveraineté. Et pour la souveraineté, il faut l’union car c’est l’union qui fait la force. C’est ce que Assimi Goïta a besoin aujourd’hui. Il n’a pas besoin d’un million de partis politiques divisées. Il a besoin d’un appareil politique rassemblé, uni, qui incarne les valeurs de la dignité et de la souveraineté du peuple malien. Si, ça c’est compris, le Mali restera longtemps indépendant, aucun complot de dehors ne pourra avoir raison du Mali, tant que nous avons compris que le projet politique doit être d’union et de rassemblement et non des milliers de partis autour d’une vision. Vous l’avez dit, Assimi Goïta est l’espoir, il constitue une vision d’où la mise en place de la doctrine « ASSIMISME » qui a été lancée le 20 septembre dernier dans le Djitoumou profond. Cette doctrine est incarnée par trois principes défilés chaque jour à la télévision et qui ont été édictés aux Nations Unies et il faut les répéter pour que tout le monde comprenne: le respect de la souveraineté du Mali, le respect du choix du partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du Mali dans toutes les décisions prises. Celui qui respecte ces décisions que tu sois Américain, français, Chinois ou Russe, tu es le bienvenu au Mali, si tu ne respectes pas, tu sors, le Mali appartient aux maliens. Ce n’est pas un sentiment anti-français ou pro-russe, c’est un sentiment de responsabilité par rapport à notre dignité nationale, à notre souveraineté. Ce n’est pas la mer qu’on demande aux gens de boire.
Le 15 octobre dernier à Ségou, nous avons prononcé la rupture totale du Mali et du peuple malien de la France-Afrique, elle n’est plus dans nos coulisses.
L’A.RE.MA suit un cheminement pédagogique, avec une vision claire de libération, d’indépendance du Mali, suivant un cap fixé par un homme, j’ai nommé Assimi Goïta, tous les cinq ( 5) Colonels. Pour nous aujourd’hui, c’est 25 millions qui sont Assimi Goïta, celui qui pense aujourd’hui qu’il peut éliminer un homme pour nous mettre en arrière, il se trompe, si tu elimines un, un autre se réveille parce que c’est le Mali qui est debout.
Aujourd’hui nous avons des grands défis qui fixent à l’horizon, je peux vous assurer sur les trois grands défis, il y a deux qui sont déjà un acquis : l’indépendance politique et l’indépendance diplomatique et par contre la troisième indépendance, elle se construite et demande de votre patience, courage et de votre résilience, c’est l’indépendance économique et c’est ça qu’il faut faire attention. C’est ça que l’ennemi va continuer à nous gueter. Il y a un sacrifice à faire, un prix à payer et nous devons l’accepter si nous voulons être totalement indépendant et qu’on nous respecte demain.
L’Agence Française de Développement a suspendu son aide vis-à-vis du Mali, cela veut dire qu’elle n’était pas une amie et ce n’était pas une aide, c’est pour voir parmi nous, il y en a certains qui vont se révolter par ce qu’il y a un, trois, dix millions bloqué quelque part, ils vont créer la révolution, le peuple malien doit supporter ça, se sacrifier pour qu’on aie notre indépendance économique. C’est pour alerter que l’ennemi peut arriver par ce chemin pour que le peuple dans son entièreté soit préparer à celà.
L’Etat est en train de travailler, la coopération avec la Guinée se développe, j’en profite pour saluer le président Doumbouya qui vient de donner 4 hectares au Mali au niveau du port de Conakry pour fruitifier nos affaires avec Conakry, ça demande de la patience. Pour que cela arrive , il faut travailler la terre, faites le berger, la pêche, c’est ça qu’il nous faut aujourd’hui. Si vous n’avez pas compris ça, vous aiderez pas Assimi Goïta, le Mali et vous n’aiderez pas vous même. En parlant de l’insécurité, c’est un mal profond, ce n’est pas nous malien qui l’avons cultivée. C’est ce même partenaire français et occidentaux qui ont cultivé cette insécurité chez nous au Mali, au Sahel, en Libye et partout. Aujourd’hui, nous nous revenons pour combattre ce fléau, ça va demander aussi du temps. Ils vont continuer à comploter, à rôder mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas gagner contre tout cela par ce que le mal est connu, c’est la France, l’Occident et nous avons le devoir de combattre ce mal avec l’intelligence. Et le seul moyen, c’est l’union parce qu’après Dieu la souveraineté appartient au peuple. Tous nos discours, nous soutenons Assimi, si vous ne savez pas ce que Assimi a besoin, vous ne pouvez pas le soutenir, il va être détruit sans que vous ne le sachez. Il a besoin de votre rassemblement, votre patience, résilience. Accepter votre sevrage, c’est de ça que Assimi a besoin aujourd’hui pour sauver le Mali.
Les grands projets sont en cours avec la Russie, la Chine, l’Algérie, Turquie, avec tous ceux qui veulent être de bons amis avec le Mali dans le secteur minier, pétrolier,… Pendant ce temps, la France va couper son aide, on le dira on s’en fou.
Je le répète, nous sommes dans le Mandé, le point de départ de l’Empire du Mali sous l’impulsion de Soundiata Keïta. Les grandes choses doivent être dites ici ».
Parlant du référendum constitutionnel, il dira que « cette nouvelle constitution est nécessaire et c’est un besoin par ce que l’ancienne ne nous appartenait pas , elle appartenait à la France. Nous avons besoin d’une constitution qui repose sur nos valeurs sociétales. Assimi dit que ce n’est pas seulement le Mali qui a besoin d’être refondé mais le malien lui même. Chacun de nous doit avoir un seul esprit, considérer que sur ses épaules à lui seul porte le Mali.
Le deuxième défi, c’est les élections présidentielles, celui qui dit que nous sommes en campagne présidentielle, on s’en fou. Le Mali nous appartient, nous parlons du Mali quand nous voulons dans les propos, les tempéraments qui nous conviennent, personne ne nous dira quand est ce que nous devons parler, nous taire, depuis que la France est partie, on est sorti de cette censure. C’est pour quoi nous avons le devoir de préparer les maliens pour que désormais n’importe qui ne vienne diriger le Mali plus tard. Le Mali doit être dirigé par un homme au valeur de Assimi Goïta ».

Avant de finir, Mohamed Ousmane a salué le peuple du Burkina Faso, notamment le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition et son premier ministre pour leur combat pour la souveraineté de leur pays et de toute l’Afrique entière. Il a encouragé également les universitaires du Niger qui ont eu le courage de dire les quatre vérités dans cette semaine à l’ambassadeur de la France au Niger. C’est la marche vers la libération de l’Afrique qui se poursuite.

Nouhoum Dembélé
Source : leronier
Rédaction : 73-11-1618

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