L’arrivée massive d’hommes et femmes au Mali fait suite à la suspension de l’orpaillage artisanal dans la préfecture de Siguiri en Guinée, qui a entraîné le refoulement et l’expulsion de milliers d’orpailleurs étrangers.
Les autorités maliennes ont enregistré plus de 80 000 jeunes de six nationalités différentes arrivant de Guinée.
Parmi ces personnes, de nombreux cas de blessures (parfois par balle) et de maladies ont été signalés. Les autorités maliennes déplorent malheureusement plusieurs décès 4 cas rapportés à la date du 05 novembre.
Des flux importants ont été signalés à la frontière notamment à Kouremalé .
Le Gouvernement malien a déployé un dispositif d’urgence, identifiant des sites d’accueil et d’hébergement notamment à Mamaribougou et Ouenzzindougou dans la commune de Mandé. Les blessés et les malades sont pris en charge, notamment à l’Hôpital Gabriel Touré à Bamako.
De nombreux expulsés sont de nationalité burkinabè. Une délégation ministérielle du Burkina Faso s’est rendue à Bamako pour coordonner le retour d’urgence de ses compatriotes.
Une opération de transport par bus a été mise en place avec le soutien des autorités maliennes pour acheminer les rapatriés vers le Burkina Faso.
Une délégation de l’ambassade de la Côte d’Ivoire a rencontré les autorités locales ce vendredi 06 novembre 2026 et a ordonné l’enregistrement de tous les Ivoiriens afin de coordonner leur retour en Côte d’Ivoire.
Plusieurs véhicules remplis de ces expulsés arrivent toujours à Bamako. Et à partir du péage de Samanko2, jusqu’à Mamaribougou terminus, les deux côtés du goudron sont pris d’assaut par des hommes, femmes et même des enfants.
Plusieurs chefs de famille dans le quartier Samanko2 ont décidé d’offrir gratuitement de la nourriture à ces personnes qui traversent des moments difficiles.
Selon nos sources, ce samedi 07 novembre 2026 milliers d’individus ont été aperçu à Kouremalé direction Bamako. Il est impératif pour nos autorités de prendre des mesures urgentes pour évacuer ceux qui sont déjà dans les sites à Mamaribougou et à Ouenzzindougou afin d’éviter le débordement.
Nouhoum Dembélé
Source : leronier.ml

