Démarrage de travaux de remise symbolique des rapports annuels d’activités des services centraux et assimilés au Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Gardes des Sceaux, a eu lieu lundi 20 Mai 2024 dans la salle de réunion du dit ministère. Cette cérémonie a été présidée par le ministre de la Justice, M. Mamoudou Kassogué, en présence du secrétaire général du ministère de la Justice, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH et de nombreux invités.
Après ses mots de bienvenue, M. Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Gardes des Sceaux dira que, la cérémonie qui les réunit, ce matin, qui se veut très modeste, est pour autant un évènement historique, plein de signification, venant rallonger la longue liste des évènements innovants de leur Département qui ont inexorablement contribué à l’amélioration de la distribution du service public de la justice, ces trois dernières années et qui sont assez révélateurs des avancées significatives dans la gestion des affaires qui les sont confiées. En effet, pour la première fois dans l’histoire de leur Département, il est organisé une cérémonie de remise de rapport recapitulant l’ensemble des activités qui ont été menées par les différents services centraux et assimilés au cours de l’année écoulée.<< Ce qui me fait dire, à juste titre, que cet évènement, loin d’être anodin, vient donner la confirmation quant à la dynamique de changement qualitatif reposant sur des valeurs de bonne gouvernance, de management responsable et de culture du résultat qui mettent chaque responsable de service face à son devoir de redevabilité et de réédition de comptes dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées>>, a-t-il expliqué.
Au cours de son intervention, monsieur le ministre a rappelé qu’il convient d’ajouter les nouvelles mesures quant à l’élaboration et la production, à bonne date, des documents statistiques, des documents budgétaires et financiers, mais aussi des rapports annuels retraçant les activités menées par les différents services centraux et assimilés ainsi que les résultats atteints. L’amélioration de la qualité de la gouvernance et du management, grâce à toutes ces mesures innovantes, a un effet positif sur l’image de la justice dans ses rapports avec tous et cela, pour plusieurs raisons. En premier lieu, au-delà de leur avantage en termes d’organisation qualitative du travail profitable aux responsables des services, ces mesures innovantes ont donné un réel espoir à nos concitoyens quant à la bonne administration et la bonne distribution de la justice dans notre pays qui constituent, indéniablement, des facteurs importants pour la paix et la stabilité sociale sans lesquelles il ne peut y avoir de développement. Elles ont permis d’inverser, positivement, l’opinion du citoyen et de renforcer sa confiance en l’institution judiciaire. En deuxième lieu, la quête d’une justice moderne, efficace, accessible, respectée et respectable, nécessite d’énormes ressources financières, matérielles et humaines de qualité dont la disponibilité est fortement tributaire des possibilités de l’Etat. A cet égard, l’appui des Partenaires Techniques et Financiers est de nature à compléter les efforts de l’Etat et à faciliter l’amélioration des conditions de travail pour l’atteinte des résultats recherchés. L’amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur est, sans nul doute, le levier le plus important pour mettre en confiance les Partenaires Techniques et Financiers et favoriser leur accompagnement pour la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d’investissement. Enfin, en dernier lieu, je dirais que notre Département n’a pas le choix que d’engager des mesures appropriées permettant de mettre la justice à la hauteur des missions assignées, des enjeux et des défis contemporains auxquels notre pays fait face dans un contexte de refondation de l’Etat. Il s’agit de mobiliser toutes les énergies et les capacités du secteur pour mériter la confiance placée en la justice par les plus Hautes Autorités du pays, convaincues du rôle primordial que l’Institution judiciaire doit jouer dans la construction du nouveau Mali, Mali Kura.
Aussi, avec les avancées gigantesques que leur Département a connues, ces trois dernières années, dans les différents domaines, la qualité des ressources humaines du secteur et l’engagement du personnel, on peut dire, en toute modestie, que les défis sont à portée de main et seront inexorablement relevés, a-t-il conclu.
Selon Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, c’est un immense honneur pour lui de prendre la parole dans cette majestueuse salle de réunion rénovée du Ministère de la Justice, à l’image de la justice qui fait peau neuve, en cette heureuse circonstance consacrée à la remise des rapports annuels d’activités 2022 et 2023 des services centraux et assimilés de leur Département à Monsieur le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux. Cette activité qui vient se greffer à la kyrielle d’innovations au titre du Département, donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et constitue incontestablement un devoir de reddition de compte et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité. Elle vient en outre enrichir le fonds documentaire du Département, après notamment le Recueil des Procès-verbaux du Conseil de Cabinet du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme des années 2022 et 2023, la parution régulière des Magazines de la Justice dont le quatrième numéro est en cours de publication, le Recueil des Circulaires 2016-2023 du Ministère de la Justice. Tous ces outils participent du renforcement de la lisibilité et de la visibilité des actions et permettent de transcrire les actes salvateurs pour qu’ils fassent jurisprudence demain, a-t-il indiqué
S’adressant aux différents directeurs des services centraux et assimilés, le secrétaire général a rappelé que, le rapport annuel d’activités de l’année N-1 qui sera, sur leurs instructions, désormais exigé de chaque service au premier trimestre de chaque année permet de rendre compte, de faire l’état d’avancement dans l’atteinte des résultats, de donner des explications sur les écarts entre les prévisions et les réalisations ainsi que les actions correctives, s’il y a lieu pour la période subséquente. Il permet à son destinataire de prendre la décision d’agir. Il fait le bilan du travail réalisé sur une période définie. Un rappel de la nomenclature des rapports annuels d’activités permet d’appréhender leur portée. Le Rapport annuel d’activités 2023 comprend 289 pages contre 190 pages pour le Rapport annuel d’activités 2022. ils comportent tous un sommaire pour faciliter leur exploitation aisée, le Mot du Ministre et constitue l’agrégation des activités des années sous revue, menées par les services centraux et assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, au nombre de huit (08) à l’époque et désormais portés à dix (10), à savoir : (I) la Direction nationale de l’Administration de la Justice (DNAJ), (II) la Direction nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Éducation Surveillée (DNAPES), (III) la Direction nationale des Affaires Judiciaires et du Sceau (DNAJS), (IV) la Direction des Finances et du Matériel (DFM), (V) l’Inspection des services judiciaires (ISJ), (VI) la Cellule de Planification et de Statistique du secteur de la Justice (CPS-SJ), (VII) l’Institut National de Formation Judiciaire « Maître Demba DIALLO » (INFJ), (VIII) le Programme national Intégré de lutte contre le Trafic de Drogue et la Criminalité organisée (PNI). Chaque Responsable de service viendra dans un instant leurs faire la présentation des activités substantielles bonjour menées par sa structure et qui ont contribué à changer positivement le visage de la justice, au cours de la période sous revue.Il s’y ajoute la présentation au cours de cette cérémonie des missions de la nouvelle Direction des Droits de l’Homme par son nouveau Directeur national, de la nouvelle Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis et confisqués par son nouveau Directeur Général, comme pour donner corps à votre affirmation selon laquelle les reformes sont destinées à l’implémentation mais pas au tiroir. << Nos recherches documentaires effectuées au niveau de notre Département et les divers témoignages recueillis sur de longues années ne nous ont pas permis de retrouver l’existence d’un document semblable ou similaire dans le temps et dans l’espace, pourtant mémoire d’institution et parchemin pour la postérité>>, a-t-il conclu
Sahoti Cissé

